Biscuit de Montbozon

Production
Toute l’année, et stable dans deux communes de Haute-Saône, Montbozon, site originel des biscuits, et
Faverney, site d’exploitation du nouveau fabricant. Environ 5000 kilos pour le fabricant de Faverney qui commercialise depuis 1988.
Brevet accordé le 2 septembre 1856 en marques déposées auprès du tribunal de Vesoul, l’une le 17 avril 1857 et l’autre le 25 avril 1990.
Particularité:
biscuit très parfumé à la fleur d’oranger.
Description
Biscuits légèrement glacés, de forme ovale et allongée (environ 8 cm de long) collés deux à deux. Poids d’environ 10 g. Couleur jaune paille.
Peu sucré, parfum caractéristique de fleur d’oranger et fondant en bouche.
Composé de sucre, sucre inverti sous forme de pâte, farine de froment, oeufs, arômes naturels, poudre levante (sauf dans la fabrication de Faverney).
Historique
À la mort de louis XVI, le « citoyen Guichard », jusqu’alors pâtissier à la cour, vint se réfugier à l’hôtel de la Croix d’or à Montbozon. Avant de mourir,
il livra le secret d’une recette de biscuits à Mademoiselle Pru­dhon, propriétaire d’un fonds de commerce d’épicerie, mercerie et pâtisserie, installé à côté de l’hôtel de la Croix d’or. Celle-ci entreprit la fabrication et la vente de biscuits connus désormais sous le nom de « biscuits de Montbozon ».
le secret passa ensuite au « sieur Caney », qui poursuivit la production dans les mêmes locaux. Vers 1850-1855, l’abbé Jeannerot écrivit à l’impératrice Eugénie pour lui demander son appui afin de faire breveter la recette, enregistrée à Vesoul par M. Caney.
À la mort de celui-ci, la famille se séparera en deux branches, toutes deux détentrices du secret de fabrication des biscuits, et conséquemment de deux usines. l’une, passée par alliance à la famille lanternier puis à M. Ventron, ne cessera jamais sa production à Montbozon même.
la fabrique Jeannerot-Hospital dut, elle, fermer ses portes aux alentours de la Seconde Guerre mondiale et céder son brevet, qui ne fut exploité à nouveau que par le dernier acquéreur, M. Boisson, originaire de Montbozon mais qui fabrique aujourd’hui le célèbre biscuit à Faverney. Usages À déguster frais à la main ou en accompagnement de champagne. Anciennement consommé avec un verre de vin. Parfois utilisé pour confectionner les charlottes. Savoir-faire Exclusivement artisanal. Attaché à la recette originale qui garantit au biscuit sa spécificité et qui est un secret de fabrication précieusement gardé par les deux producteurs actuels. La qualité des matières premières (farine, sucre), la conception du four (sole en pierre) et les « petits trucs » de la recette originale sont déterminants. Toutes les tentatives de copie ont toujours conduit à des produits très différents. Vente essentiellement en vrac auprès des revendeurs locaux (boulangeries-pâtisseries, épiceries…) et des particuliers (200g à 500g) ainsi qu’en boîtes cartonnées de 250 g, qui se sont substituées aux anciennes boîtes en bois blanc qu’on trouve exposées au musée de Champlitte

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